Il y a maintenant presque un mois, je vous racontais mon initiation à cette activité sportive en plein expansion qu’est le crossfit… Que s’est-il passé depuis ? Ai-je déjà abandonné ? Que nenni ! Dans ce nouvel article, je fais le point avec vous sur mes débuts dans la peau d’une crossfiteuse et mes ressentis physiques par rapport à ce sport.

Pour rappel, si vous avez loupé mon premier article: le crossfit est avant tout une méthode d’entrainement élaborée aux Etats-Unis pour améliorer la condition physique des forces spéciales américaines, puis s’est progressivement démocratisée pour le plus grand bonheur de ses pratiquants. C’est donc LE sport de la condition physique, qui privilégie la performance autour du développement de dix qualités essentielles: force, puissance, résistance, vitesse, coordination, flexibilité, précision, agilité, équilibre et cardio.

Quel(s) impact(s) sur le corps ?

 Les courbatures: un peu, beaucoup, passionnément…

Les séances coachées de crossfit (ou WOD pour les intimes) reposent sur une association judicieuse et constamment variée de mouvements fonctionnels basés sur la gymnastique, l’haltérophilie et le cardio, et pratiqués à très haute intensité. En se donnant tellement à fond dans autant de disciplines différentes, il n’est donc pas étonnant que les muscles de l’ensemble du corps soient soumis à rude épreuve et que les principaux revers de son assiduité sportive soient les courbatures ! Plusieurs fois par semaine, je me réveille avec des courbatures du WOD de la veille ou de l’avant-veille (oui, car les courbatures atteignent leur maximum 24 à 48 heures après l’effort). Mais ce n’est pour autant pas une excuse pour ne pas s’entraîner: les séances sont suffisamment variées pour éviter de travailler les mêmes muscles deux jours d’affilé !

Le point positif: on se réapproprie son corps, ses capacités, ses limites… On a le sentiment d’avoir donné le meilleur de soi à l’entrainement et on se découvre même des muscles dont on ignorait complètement l’existence !

Le point moins positif: certains jours peuvent être plus difficiles à vivre que d’autres… entre les courbatures aux fessiers ou celles aux épaules, s’asseoir ou enfiler un pull relèvent parfois de l’exploit…

13043485_1773007442921875_8187172545133779445_n
Crédit: Le petit Crossfiteur illustré

Des mains douces comme la peau d’une pêche….

… ou pas ! Croyez moi, c’est n’est malheureusement plus de la douceur de vos mains dont vous pourrez vous vanter. Malgré les meilleures précautions (gants, maniques, magnésie, crème hydratante pour les mains, etc) , les barres de pull  up (tractions) et autres exercices au poids du corps auront vraisemblablement la peau de vos mains (de rien pour le jeu de mots, c’est gratuit !).

main

Je vois la vie en bleu(s)

Qu’on se le dise, le crossfit n’est pas vraiment un sport de princesses. Mesdames et messieurs, si les bleus et autres petits bobos vous dérange, passez votre chemin car vous risqueriez d’être déçus ! D’ailleurs c’est aussi à ça qu’on reconnait les crossfiteurs ! Le plus dur sera peut-être de convaincre votre entourage que vous ne vous êtes ni battu ni cassé la figure à vélo…

meldw_crossfit_article2_bleu

« – mais qu’est-ce qu’il t’est arrivé ?
– de quoi tu parles ?
– bah de ton énorme bleu, là !
– ah… Je t’expliquerai… »

Parmi les petites blessures les plus courantes:

Déli: des bleus aux genoux
Coupable(s): les burpees

Déli: des bleus et des écorchures aux tibias
Coupable(s): les box jumps

Déli: des bleus aux clavicules
Coupable(s): tous les mouvements qui imposent de faire reposer la barre à cet endroit (thruster, push press, etc)

Dynamisme, vitalité, santé

Vous l’aurez remarqué: l’hiver et le froid approchent à grand pas (winter is coming…). Alors que la fatigue et la déprime commencent à se faire sentir chez nombre de mes amis à mesure que nos jours raccourcissent, pratiquer le crossfit 4 à 5 fois par semaine m’entretient dans une forme olympique. La semaine comme le week-end, j’ai la méga patate et me sens bien dans mes baskets (dans les autres chaussures aussi hein) ! Qui plus est: WODer ou fumer, il faut choisir… et j’ai finalement choisi le premier… enfin ! (bravo !)

Une addiction !

« Tu fais quoi ce soir ? – Je vais au crossfit ! – Et demain soir ? – Bah je vais au crossfit ! ». L’ironie du crossfit, c’est certainement que malgré les courbatures et la difficulté des WOD, on finit toujours par en redemander et y revenir aussi vite que possible ! Pourquoi donc ? Le crossfit serait-il un sport réservé aux masochistes ? J’ai posé la question aux principaux intéressés:

« J’ai testé beaucoup d’activités sportives comme l’équitation, la boxe, la natation, mais j’ai toujours fini par me lasser au bout d’un an. Le crossfit se démarque des autres par la diversité des séances: à chaque WOD, il y a la surprise de voir ce qui nous attend ! Il y a aussi le côté famille; on est tous dans la même merde et solidaire ! J’adore le bien-être qu’on ressent à la fin d’un WOD où l’on a tout donné, ça permet d’éliminer tout le stress de la journée. Et je n’ai jamais eu autant de résultats sur mon physique que depuis j’ai commencé le crossfit » (Chloé).

« Quand tu pousses ton corps autant à bout que pendant un WOD, il secrète des hormones endorphines qui te font te sentir bien. C’est une drogue, un peu comme le chocolat, mais plus sympa pour la ligne ! » (Ben)

Ah, c’est donc pour ça qu’il me faut ma dose de crossfit au moins 4 fois par semaine !

14224813_1822041598018459_2209783230900149349_n
Crédit: Le petit Crossfiteur illustré

En résumé, être crossfiteur, ça rime avec bonheur et douleur ! Mais nos petits bobos nous rendent forts et fiers, telles des blessures de guerre !

Alors si vous êtes à la recherche d’une activité physique vraiment physique, oubliez l'(aqua)poney et mettez-vous au crossfit !  D’ailleurs je vous rassure, le crossfit n’est pas que sueur et courbatures, c’est aussi une philosophie à part entière

Affaire à suivre…

Sportivement vôtre,

Mel DW

Cet article n’est pas sponsorisé.

Publicités