Depuis l’arrivée de Cyril Ramaphosa au pouvoir le 14 février, la supériorité blanche quant à la possession des terres en Afrique du Sud est menacée. Le président a marqué sa détermination à suivre la proposition du parti du « Economic Freedom Fighters » (Combattants de l’Économie Libre) à savoir de déposséder les agriculteurs blancs de leurs terres, sans compensation. La mesure fut acceptée à 241 voix contre 83 par les parlementaires.

« Le temps de la réconciliation est passée, c’est désormais le temps de la justice… Il s’agit de notre dignité. Nous ne cherchons pas à nous venger… Tout ce que notre peuple a toujours voulu c’est notre terre dans laquelle se trouve les racines et les fondations de notre dignité.«  – Julius Malema, leader du EFF

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Des tensions qui ne datent pas d’aujourd’hui et causent la panique au sein des Afrikaners, ces africains d’origine européenne. Face à la situation, ces derniers ont décidé de regagner l’Europe où ils estiment avoir, plus que toute autre personne, le droit d’entrée. La pétition émise « Permettre à tous les sud-africains blancs, le droit de retourner en Europe » a recueilli plus de 62.000 signataires.

« Conformément à la politique du gouvernement israélien autorisant tous les juifs en Israel, nous pensons que ce n’est pas simplement envisageable mais obligatoire que l’Europe permette à tous les sud-africains blancs de revenir. »

Suite au silence des autorités européennes, l’auteur de la pétition a décidé de s’en remettre aux Etats-Unis à travers une nouvelle pétition, « Donald Trump : Un nouvel espoir pour les sud-africains blancs ? »

Les choses ont beaucoup changé dans le monde récemment…Nous sommes dans un monde très différent de celui qui existait au moment où la pétition a été créée. Les Etats-Unis ont un nouveau président, un qui fut élu par une majorité d’électeurs pro-occident qui voient les Etats-Unis sous la menace d’une forme d’immigration massive en provenance du Mexique.

Si la pétition a également recueilli plus de 60.000 signataires, elle subit de nombreuses critiques notamment pour certains propos racistes et xénophobes.

Cette élection montre que l’opinion des américains est partagée sur le plan politique, culturel et racial. Elle montre l’essor d’une Amérique blanche qui ne souhaite plus reculer ou soumettre son identité à la fausse balade de la globalisation… Une administration largement élue par des américains blancs qui veulent que les Etats-Unis continuent d’être une nation occidentale et majoritairement blanche.

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Par ailleurs, une série de plaintes déclaraient que les agriculteurs blancs étaient les plus susceptibles de se faire assassiner en Afrique du Sud. Mais une enquête de la BBC révèle que cette plainte n’est supportée par aucune donnée valable. L’analyse de l’ensemble des meurtres ne révèle aucune prédominance raciale comme le soulignaient certains des plaignants.

En outre, une étude de Agri SA, une association de l’industrie agricole en Afrique du Sud, montre que les agriculteurs blancs contrôlent encore 72% des terres exploitables du pays. A la fin de l’apartheid, les blancs détenaient 85% des terres exploitables.

Dans un discours au parlement publié ce 20 février, le président a tenu a rassurer les populations en affirmant sa détermination à agir dans l’intérêt général.

« Nous allons aborder ce problème et nous ferons en sorte de trouver une solution définitive. Ce pêché originel commis, lorsque notre pays fut colonisé, doit être résolu de sorte à ce que l’Afrique du Sud puisse aller de l’avant. » – Cyril Ramaphosa, président de l’Afrique du Sud

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